Marine Le Pen nous écrit à nouveau : Aujourd’hui, le peuple, c’est moi. Demain l’Etat, ce sera moi.

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Chers Maquizards,

vous et moi n’avons pas échangé depuis longtemps.

À l’approche d’une élection capitale, il est naturel que je reprenne contact avec vous.

Vous savez que je dis ce que je fais et que je fais ce que je dis. Je veux donc, avec simplicité et franchise, vous dire ce que je projette.

  1. Pour moi, une étape essentielle de mon parcours a été de me débarrasser de Jean-Marie Le Pen. Je dois beaucoup à mon père. Mais arrive un jour où il faut savoir tourner la page, avancer et, comme on le dit souvent, tuer le père. Sans Jean-Marie Le Pen, il n’y aurait pas eu de Front National, mais sans son départ, le Front National n’avait pas d’avenir. Jean-Marie Le Pen n’était pas intéressé par la conquête du pouvoir. Moi, je veux le pouvoir. Je le veux parce que je veux changer la France.
  2. Pour gagner, il faut une vision puissante, des adversaires affaiblis, des équipes enthousiastes, et un ou des alliés. Et de la chance. J’ai tout cela.
  3. La vision ? Celle d’une France redevenue indépendante. Au siècle dernier, Aristide Briand disait : « Arrière, les mitrailleuses ». Moi, je dis : « Arrière, les européistes, les Bruxellophiles, le parti de l’étranger, les traîtres, les lâches, les couilles molles ! Debout, le peuple de France, les patriotes, les Français ! Vive le travail, la famille, la patrie ! »
  4. Des adversaires affaiblis ? Les pauvres. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Mélenchon se prend pour un héros des Lumières ou de la Révolution. Hamon est un utopiste perdu dans le monde du réel. Macron est un banquier apatride qui veut transformer la France en entreprise. Et Fillon, allez, je n’en dirai rien car, comme disait la talentueuse Françoise Giroud, on ne tire pas sur une ambulance. Les autres n’existent pas : des poussières !
  5. Les équipes enthousiastes ? Venez à mes meetings. Le peuple de France est là, présent, vibrant. Ils ont compris que je suis le seul espoir d’un vrai renouveau, du réveil de la France. Comme en 1958, quand la IVe République s’effondra, le régime est à bout de souffle. Il est mort, à terre et bouge encore, avec des soubresauts. Le peuple sait que je le défends, que je le comprends, que je me bats pour lui. Je ne dirai pas comme ce rigolo d’Emmanuel Macron, que j’aime le peuple. Non, je veux le servir et non pas m’en servir. L’honorer et le respecter et non pas le piétiner, le manipuler ou lui mentir.
  6. Des alliés ? J’en ai plusieurs. Le meilleur d’entre eux est Vladimir Poutine. Il représente une nouvelle vision d’un monde multipolaire. C’est un Nouveau Monde, celui de Vladimir Poutine à Moscou, de Donald Trump aux États-Unis et de M. Modi en Inde. Je me sens en phase avec eux, plutôt qu’avec la vision de soumission, d’abandon et de guerre, telle qu’elle est si souvent exprimée par l’Union Européenne. Vladimir Poutine comprend et soutient ma vision de l’Europe et de la France. Comme moi, il ne croit pas à l’Union Européenne. Comme moi, il ne croit pas à l’Euro. Comme moi, il croit que la démocratie ne doit pas être molle mais ferme. Que l’État doit exercer ses prérogatives, toutes ses prérogatives. Que le pays doit être souverain ! Je connais bien Vladimir Poutine. Nous nous voyons régulièrement. C’est un chef, un ami, un allié. Oui, je préfère la Russie de Poutine à l’Allemagne de la chancelière Merkel. Et je préfère une démocratie musclée où règne l’ordre à une République désarticulée ou la loi n’est plus respectée.
  7. Avez-vous remarqué que la plupart des médias sont contre moi ? Avez-vous lu les articles qui parlent des conséquences douloureuses du retour au Franc ?C’est simple. Les économistes ne cessent de se tromper. Ils nous avaient présenté l’Euro comme l’instrument d’un renforcement de l’économie française et de l’emploi. Alors là, bravo ! Notre économie va mal, très mal ! L’emploi va mal, très mal ! Certes, pas en Allemagne, le grand bénéficiaire de l’Euro. Allons, Maquizards, vous vous dites patriotes. Il est temps de reconnaître que l’Euro est un échec monumental, une terrible mascarade.
  8. Je vais vous faire une confidence. J’espère gagner l’élection présidentielle de 2017. Je crois même que j’ai une vraie chance. À la fois à cause de la qualité et de la force de notre projet et de la vacuité de celui de mes adversaires. Mais parce que l’électeur décide, je ne peux pas être assurée de gagner en mai. Ce n’est pas grave, notre marche est une longue marche. Pas comme la petite promenade de Micron, pardon Macron. Nous sommes le peuple, nous sommes une vague irrésistible. Après la présidentielle, il y aura les législatives. Puis d’autres élections. Puis une autre présidentielle en 2022. Nous finirons par gagner ! Personne ne peut arrêter le peuple ! Je vais vous faire une autre confidence. En toute franchise, je ne sais pas quel sera l’impact réel de notre politique sur l’économie française et l’emploi. Et alors ! Ce qui compte, ce n’est pas un, deux ou trois points de croissance. Ce qui compte, c’est la souveraineté, la liberté, l’indépendance, la France !
  9. Je veux dire quelques mots sur l’argent. On me fait actuellement le procès de ne pas être pauvre. Et, même osons le mot, d’être « riche ». Et alors ? Oui, je possède une partie du manoir de Montretout. Oui, je possède une partie d’une belle demeure à Rueil Malmaison. Oui, je suis copropriétaire d’une maison à la Trinité sur Mer et d’une autre dans les Pyrénées Orientales. Je répète : et alors ? Faut-il condamner l’héritage ? Faut-il être pauvre pour faire de la politique ? Le peuple ne s’y trompe pas. Il me soutient et est même fier de moi, de mes succès et de ma richesse. J’incarne le succès français et la prospérité à laquelle chaque français a le droit d’aspirer. Encore un mot sur les affaires Jeanne et Riwal. On me reproche ce que nos adversaires appellent une gigantesque escroquerie au détriment du porte-monnaie des contribuables. Quel toupet ! Oui, nous avons utilisé toutes les ficelles du Code Electoral pour brasser des millions, ni vu ni connu. Je suis avocate, je ne suis pas Bécassine. Je défends les intérêts du Front National, qui défend le peuple, donc tout cela est bon pour le peuple. Sarkozy avait ses amis qataris, Hollande avait Macron, et ne parlons de Mitterrand et Chirac : moi j’ai mon savoir-faire pour tourner les lois et faire des coups. Je me débrouille et j’en suis fière : Marine est maligne !

Voilà, chers Maquizards, les quelques réflexions que je voulais partager avec vous.

Allons rejoignez-nous ! Ce n’est pas trop tard. Venez nous aider à sauver la France, à la libérer des technocrates, des bureaucrates, des immigrés, des musulmans, de tous les envahisseurs qui étouffent, meurtrissent et souillent notre beau pays.

Marine Le Pen

Nous répondrons prochainement à cette lettre de Marine Le Pen.

Les Maquizards